Exterminateur à Montréal : palmarès de dix entreprises face aux punaises de lit
Dix entreprises retenues sur quatre filtres vérifiables, orientées logement locatif montréalais. Aucune note, aucune étoile, aucun prix relevé.
Le 13 mars 2026, le Comité logement de la Petite-Patrie déposait un rapport au titre sans détour, « Le fléau des punaises de lit à Montréal : situation et recommandations ». Le document rappelle un chiffre que peu de locataires connaissent. Entre 2014 et 2024, les entreprises de gestion parasitaire ont transmis plus de 41 750 déclarations d’extermination de punaises de lit à la Ville. Chacune répond à l’obligation de déclarer chaque intervention d’extermination dans un délai de cinq jours. Chercher un exterminateur à Montréal quand l’insecte s’installe dans un triplex du Plateau relève donc moins du hasard que d’un parcours déjà balisé par le règlement. Reste à savoir qui appeler.
Comment ce palmarès a été bâti, et ce qu’il ne prétend pas mesurer
Les limites sont larges, autant les dire. Aucune note, aucune étoile, aucun sondage de satisfaction. Aucun prix relevé, aucun délai chronométré. L’ordre relève d’un choix éditorial assumé, orienté vers le logement locatif montréalais.
Contrairement à ce que suggèrent les classements étoilés, la performance se joue surtout dans la collaboration entre locataire, propriétaire et technicien, ce que l’Institut national de santé publique du Québec soulignait déjà en 2010. La vraie question n’est pas de désigner un vainqueur, mais de savoir quoi exiger avant de signer. Pour une lecture plus large des nuisibles urbains, le palmarès général du citadin couvre aussi souris, fourmis et guêpes.
Dix exterminateurs à Montréal, du premier au dixième rang de cette sélection
Extermination Pro-Nature
Couverture la plus large
Première position pour une raison assez simple : la couverture. L’entreprise annonce des interventions résidentielles et commerciales sept jours sur sept, de l’île de Montréal jusqu’à Vaudreuil-Soulanges, en passant par Laval, la Rive-Nord et la Rive-Sud. Son site détaille, nuisible par nuisible, les cachettes à inspecter en priorité. Sur la punaise, deux voies sont exposées : les insecticides homologués, qui atteignent l’insecte de l’œuf à l’adulte, et le traitement thermique des punaises de lit, confié à des techniciens certifiés. L’aspiration des insectes morts clôt l’intervention.
À Bas Prix Extermination
Papiers les plus explicites
En activité depuis 2007, cette entreprise affiche ses papiers plus clairement que la moyenne du secteur : certificat CD5 délivré par le ministère de l’Environnement, adhésion à l’Association québécoise de la gestion parasitaire, à la NPMA et à la CPMA, mention d’une recommandation par CAA-Québec. Le protocole publié tient en deux ou trois visites étalées sur quatre à six semaines, avec garantie écrite. Détail rare et utile en logement locatif : la préparation du logement avant traitement fait l’objet de listes téléchargeables, literie lavée à 60 °C et mobilier écarté de trente centimètres des murs.
Exterminateur à Montréal
Protocoles comparés
Le troisième nom prête à confusion avec le quatrième, ce qui n’aide personne. L’entreprise couvre l’île, Laval, la Rive-Nord et remonte loin dans Lanaudière, jusqu’à Rawdon et Saint-Donat, ces secteurs de villégiature où les valises font circuler l’insecte d’un chalet à l’autre. Ses techniciens détiennent un certificat du ministère de l’Environnement. La page consacrée à la punaise place côte à côte les méthodes comparées de traitement des punaises : chimique en deux ou trois passages, thermique en une séance longue, ou les deux combinés quand l’atteinte est ancienne.
Exterminateur Montréal
Multilogement
Quinze ans et plus d’expérience revendiqués, permis du ministère de l’Environnement, adhésion à l’AQGP. La fiche est conforme, mais ce qui la distingue tient au terrain visé. L’entreprise assume travailler beaucoup en multilogement, là où une unité contaminée en contamine trois autres par les plinthes et les gaines techniques. Le protocole en deux ou trois visites espacées de dix à quatorze jours associe pulvérisation résiduelle, terre de diatomée dans les cavités et vapeur au-delà de soixante degrés. Les produits cités sont homologués par Santé Canada.
Exterminateurs Associés
Fondée en 1972
Fondée en 1972, la maison traverse l’histoire montréalaise de la punaise depuis le retrait du DDT jusqu’aux souches résistantes aux pyréthrinoïdes que décrit la santé publique. Un territoire qui va de Laval à Varennes en passant par Longueuil, Brossard et Boucherville, et trois adhésions déclarées : l’AQGP au provincial, l’ACGP au fédéral, la NPMA du côté américain. Le site publie aussi ses propres analyses sur la recrudescence locale. Une entreprise dirigée par son propriétaire, restée dans le créneau résidentiel et commercial.
Maheu et Maheu
Le doyen, 1933
Horace A. Maheu lance l’affaire à Québec en 1933, et le groupe compte aujourd’hui des bureaux à Québec, Montréal, Gatineau, au Nouveau-Brunswick et dans le sud-ouest ontarien. Certification ISO 9002 obtenue en 1996, appartenance à la Food Protection Alliance depuis 2004, actionnariat partiel des employés depuis 1993. Son terrain principal reste l’agroalimentaire, la restauration et la distribution, ce qui explique une culture du protocole écrit peu commune dans le métier. Le résidentiel montréalais n’y occupe qu’une part de l’activité.
Solution Cimex
Spécialisation étroite
Une spécialisation étroite, plutôt bon signe sur un nuisible aussi particulier. L’offre se concentre sur la punaise de lit et empile les moyens : chaleur, vapeur, chambre chauffante pour les objets, congélation, détection canine. Trois bureaux, à Montréal, Granby et Sherbrooke. Côté affiliations, l’entreprise déclare l’AQGP mais aussi trois regroupements de propriétaires immobiliers, l’APQ, le RPHL et la CORPIQ, signe d’une clientèle de gestionnaires d’immeubles. Son site cite nommément le règlement 03-096 et l’exigence d’éradiquer les œufs autant que les adultes.
Thermapro Solutions
Traitement par la chaleur
Adresse rue Vanden Abeele, dans Saint-Laurent, et un rayon d’action qui s’étire jusqu’à Ottawa et Cornwall. L’offre s’est bâtie autour de deux outils : la chaleur, appliquée avec du matériel industriel, et le chien détecteur. L’entreprise se déclare assurée et licenciée, et affiche son appartenance à la Chambre de commerce de Montréal. Le créneau parle d’abord aux gestionnaires qui doivent confirmer l’absence d’insectes avant une relocation, calendrier serré à la clé.
Central Extermination
Couverture par quartier
En activité depuis 1980, avec un bureau sur l’avenue Papineau, l’entreprise couvre l’île quartier par quartier, d’Ahuntsic à LaSalle en passant par Anjou, Montréal-Nord, Rosemont et l’Ouest-de-l’Île, plus Laval et certains secteurs de la Rive-Sud. Elle déclare l’AQGP, la NPMA et la CPMA, et des produits approuvés par le ministère de l’Environnement. Sa liste de nuisibles est longue : rongeurs, coquerelles, fourmis, poissons d’argent, mille-pattes, araignées, puces. La punaise y côtoie donc les autres plaies des immeubles anciens.
Orkin Canada
Réseau pancanadien
Le seul réseau pancanadien de cette sélection. La succursale montréalaise dessert l’île, la Rive-Nord et la Rive-Sud, avec une ligne téléphonique ouverte en continu. L’atout se situe du côté commercial : un programme de détection canine lancé en 2008, dont les chiens sont certifiés par des organismes tiers puis testés en cours de journée par leur maître, qui dissimule des odeurs de punaises pour valider la précision. Hôtels, bureaux, théâtres et écoles figurent parmi les milieux visés. Le volet résidentiel couvre aussi guêpes, rongeurs et faune urbaine.
Territoires, certifications, spécialités : ce que la comparaison met au jour
Deux constats sautent aux yeux. Le permis n’est pas un argument commercial, c’est un plancher légal : valide trois ans, affiché dans l’établissement, doublé de registres conservés cinq ans. Et la moitié de ces dix entreprises déclare une adhésion à l’AQGP, née le 28 octobre 1977, qui représente aujourd’hui plus de quatre-vingts entreprises. Un point de comparaison, pas une garantie de résultat.
| Entreprise | Territoire déclaré | Spécialité déclarée | Certification ou affiliation | Particularité |
|---|---|---|---|---|
| Extermination Pro-Nature | Montréal, Laval, Rive-Nord, Rive-Sud, Ouest-de-l’Île, Vaudreuil-Soulanges | Punaises de lit, rongeurs, faune urbaine | Permis du ministère de l’Environnement | Chaleur thermique puis aspiration des insectes morts |
| À Bas Prix Extermination | Grand Montréal, Laval, Repentigny, Terrebonne, Rive-Nord, Rive-Sud | Punaises, fourmis charpentières, coquerelles | Certificat CD5, AQGP, NPMA, CPMA | Listes de préparation à télécharger avant et après |
| Exterminateur à Montréal | Île de Montréal, Laval, Lanaudière, Rive-Nord | Punaises, rats, souris, tiques | Certificat du ministère de l’Environnement | Comparaison publiée de trois protocoles |
| Exterminateur Montréal | Montréal, Laval, Longueuil, Rive-Nord, Ouest-de-l’Île, Vaudreuil | Punaises en multilogement | Permis du ministère, membre AQGP | Vapeur à plus de 60 °C et terre de diatomée |
| Exterminateurs Associés | Laval, Longueuil, Brossard, Boucherville, Varennes | Insectes, rongeurs, punaises | AQGP, ACGP, NPMA | En activité depuis 1972 |
| Maheu et Maheu | Québec, Montréal, Gatineau, Nouveau-Brunswick, Ontario | Agroalimentaire, restauration, résidentiel | ISO 9002 en 1996, Food Protection Alliance | Fondée en 1933, employés actionnaires depuis 1993 |
| Solution Cimex | Montréal, Granby, Sherbrooke | Punaises de lit, détection et traitement | AQGP, APQ, RPHL, CORPIQ | Chambre chauffante, congélation, chien détecteur |
| Thermapro Solutions | Montréal, Québec, Ottawa, Cornwall | Punaises de lit, traitement par la chaleur | Chambre de commerce de Montréal | Équipes maître-chien présentées comme certifiées |
| Central Extermination | Montréal, Laval, secteurs de la Rive-Sud | Rongeurs, coquerelles, punaises | AQGP, NPMA, CPMA | En activité depuis 1980, bureau avenue Papineau |
| Orkin Canada | Île de Montréal, Rive-Nord, Rive-Sud | Gestion parasitaire intégrée | Réseau présent dans chaque province | Détection canine commerciale depuis 2008 |
Une obligation mérite d’être connue des locataires : après une application de pesticide dans un logement, l’entreprise doit remettre aux occupants un avis écrit, comme le prévoient les obligations ministérielles en gestion parasitaire, et apposer une affiche. Ce papier vaut preuve si le dossier part au Tribunal administratif du logement.
Questions fréquentes avant d’appeler un exterminateur à Montréal
Un propriétaire doit-il payer l’extermination des punaises de lit ?
Le règlement montréalais sur la salubrité, l’entretien et la sécurité des logements interdit la présence d’insectes dans un logement et vise le bâtiment, donc son propriétaire. En pratique, le locataire signale par écrit, le propriétaire mandate un professionnel et lui donne accès aux unités voisines pour mesurer l’ampleur réelle. Les désaccords se tranchent devant le Tribunal administratif du logement, et un avis juridique reste préférable à une conversation de corridor.
Comment vérifier qu’une entreprise détient les autorisations requises ?
Deux pièces se demandent sans gêne. Le permis d’application en gestion parasitaire, délivré par le ministère de l’Environnement et valide trois ans, doit être affiché dans l’établissement. Le certificat de sous-catégorie CD5 concerne la personne qui applique le produit ou qui supervise l’opération. Les registres d’achat et d’utilisation se conservent cinq ans, ce qui laisse une trace vérifiable longtemps après le passage du technicien.
Combien de visites faut-il pour venir à bout d’une infestation ?
Aucun chiffre universel ne tient, parce que le nombre dépend de la méthode retenue et du degré d’atteinte du logement. Les protocoles publiés par les entreprises montréalaises tournent autour de deux ou trois passages espacés de dix jours à six semaines, le temps que les œufs éclosent et que les nymphes rencontrent le produit résiduel. Un traitement par la chaleur se joue parfois en une seule séance.
La déclaration à la Ville change-t-elle quelque chose pour le locataire ?
Directement, non. Le gestionnaire de parasites déclare son intervention dans les cinq jours et alimente un jeu de données publiques qui remonte au 5 juillet 2011, mis à jour trimestriellement. Indirectement, oui : ces déclarations servent aux arrondissements pour cibler les inspections et aux chercheurs pour cartographier les secteurs touchés. La Ville précise toutefois que ces données, saisies manuellement par des tiers, ne sont pas validées.
Le rapport de mars 2026 réclame une coordination entre les ministères, la santé publique, la Ville et l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie. Elle viendra ou elle ne viendra pas. Entre-temps, le ménage qui découvre trois piqûres alignées sur un bras dispose de deux leviers seulement : signaler par écrit, et vérifier les papiers de celui qui franchit la porte.
Sélection éditoriale établie à partir des informations publiées par les entreprises et de sources publiques consultées en septembre 2026. Aucune note, aucun avis client, aucun prix n’a été utilisé. Ce contenu ne remplace pas un avis juridique sur un litige entre locataire et propriétaire.




